Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, dont le pays occupe la présidence du Conseil de sécurité pendant le mois de juillet, a accusé les États-Unis de faire preuve d’exceptionnalisme et de promouvoir un « ordre fondé sur des règles » qui menace le multilatéralisme et le droit international.
Washington « exige une obéissance inconditionnelle » de ses alliés, a-t-il déclaré, « même au détriment de leurs intérêts nationaux ».
« L’Amérique dirige, c’est l’essence même du fameux ordre fondé sur des règles, qui constitue une menace directe pour le multilatéralisme et le droit international », a-t-il affirmé.
Violations de la Charte
En réponse, l’Ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield a fustigé « l’hypocrisie » russe en convoquant une réunion sur la coopération multilatérale tout en « violant délibérément et de manière flagrante » les principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies que sont l’intégrité territoriale, le respect des droits de l’homme et la coopération internationale.
Elle a dénoncé la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, « une guerre qui a transformé la nourriture en arme », aggravant la faim non seulement pour les Ukrainiens mais pour des millions de personnes dans le monde.
« Une guerre qui a amené Moscou à recourir à la corde raide en matière nucléaire et à violer ses obligations en matière de sanctions internationales », a-t-elle déclaré.
Système de sécurité collective mis en péril
L’Ambassadeur de France auprès des Nations Unies, Nicolas de Rivière, a estimé pour sa part que « la Russie prétend demander un ordre mondial plus juste et durable, mais elle multiplie les violations de la Charte et met en péril notre système de sécurité collective ».
« Alors que la Charte bannit le recours à la force, sauf en cas de légitime défense ou sur autorisation du Conseil de sécurité, la Russie y a eu recours illégalement…
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Auteur: Nations Unies FR

