La chenille processionnaire classée nuisible pour les arbres et l’humain
Cette petite bête vêtue de poils hautement urticants cause bien des tourments aux végétaux et aux êtres vivants. La protéine qu’ils contiennent, appelée thaumétopoéine, peut provoquer des éruptions cutanées, troubles oculaires ou respiratoires auprès des humains, et de graves nécroses pour les animaux.
Pour les reconnaître dans votre jardin, il suffit de jeter un coup d’œil aux arbres. Si vous apercevez des nids en fil de soie, il s’agit sans aucun doute de chenilles processionnaires.
En raison du réchauffement climatique et des hivers plus doux, les chenilles processionnaires du chêne et du pin prolifèrent sur l’ensemble du territoire français. Pour permettre la multiplication des mesures de lutte contre leur propagation, elles ont été classées par un décret gouvernemental datant du 25 avril 2022, « espèces dont la prolifération est nuisible à la santé humaine ».
Christophe Bailly, technicien au centre de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) de Champenoux, près de Nancy insiste également sur le risque supporté par les arbres qui les habitent. Notamment lors de fortes pullulations, les chênes peuvent être défoliés à 90% voire 100%.
Si la menace d’un risque sanitaire plane au-dessus des communes, ces dernières peuvent prendre des arrêtés. Ce fut le cas de la ville de Belley, située dans l’Ain, où les chenilles processionnaires devenaient problématiques pour l’ensemble des habitants du printemps à l’automne.
Sandra Sinno-Tellier, médecin épidémiologiste à l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), surveille le développement de ces deux espèces. Entre 2012 et 2019, une augmentation régulière du nombre d’appels aux centres antipoison…
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Auteur: Chloe Droulez

