Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les travailleurs agricoles et les enfants sont les plus touchés, un tiers des cas concernant des personnes de moins de 20 ans. Au total, 1,8 à 2,7 millions de cas d’envenimation par morsure de serpent sont recensés chaque année, entraînant entre 81.000 et 137.000 décès.
Bien que les serpents venimeux soient largement répandus dans les régions tropicales et tempérées du monde, allant des forêts tropicales humides aux déserts arides, l’impact le plus important sur la santé publique se produit dans les pays à revenu faible et moyen, dans les environnements tropicaux et subtropicaux. La plupart des morsures de serpent surviennent en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Rien qu’en Inde, des estimations récentes font état d’une mortalité annuelle de 58.000 personnes.
Invalidité à long terme ou permanente
Mais les morsures de serpent ne sont pas seulement mortelles. Pour chaque personne décédée, trois autres souffrent d’une invalidité à long terme ou permanente.
« La majorité des victimes survivent, mais pour des centaines de milliers d’entre elles chaque année, cela signifie vivre avec des handicaps à long terme ou permanents, tels que des cicatrices physiques débilitantes ou même des amputations », a déclaré lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève, le Dr David Williams, scientifique et expert en morsures de serpent à l’OMS.
De telles conséquences plongent non seulement les victimes, mais aussi des familles entières dans la pauvreté, en raison non seulement du coût élevé des traitements, mais aussi de la perte de revenus qui en résulte, surtout si la victime est le soutien de famille.
Une étude menée au Bangladesh a révélé que plus de 60 % des victimes avaient dû contracter des prêts pour payer le traitement, tandis qu’une autre étude menée en Inde a montré que le coût du traitement initial représentait plus de deux semaines de…
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Auteur: Nations Unies FR

