L’autre jour, Alain Finkielkraut était encore une fois l’invité du Figaro, où cet éditocrate dispose, comme dans la plupart des rédactions réactionnaires, d’un rond de serviette à son nom – sponsorisé notamment par les aides publiques à la presse dont le journal du groupe Dassault est nanti tous les ans à hauteur de plusieurs millions d’euros.
Profitant de l’aubaine, et de la nouvelle tribune qui lui était ainsi offerte, « Finkie », après avoir (une fois encore) déclamé (pour la plus grande satisfaction de ses hôtes, qui l’ont laissé dire) que La France insoumise était « un parti antisémite », a fait cette déclaration, relative aux dénonciations de l’immense tuerie perpétrée par Israël à Gaza – tuerie dont nombre d’observateurs et observatrices compétent·es jugent qu’elle constitue un génocide : « Quoi qu’on pense de la riposte israélienne, le mot de génocide est fou, ignoble. Il permet de nazifier les Juifs, de leur faire perdre leur crédit victimaire et ainsi les faire basculer dans le camp des bourreaux. »
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La place manque, ici, pour une longue exégèse de ce magnifique échantillon de la pensée finkielkrautique, mais disons, pour résumer, que rien ne va, dans cette profération qui suggère donc, pour commencer, que toutes les « pensées » sur l’extermination des Gazaoui·es (1) se vaudraient – alors qu’en fait, non : en fait, l’opinion écœurante selon laquelle la décimation systématique de dizaines de milliers de civil·es (dont une majorité de femmes et d’enfants) serait acceptable ou justifiable ne vaut évidemment pas l’avis autorisé selon lequel un tel crime contre l’humanité…
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Auteur: Sébastien Fontenelle

