Portée par le nouveau Programme d’action d’Awaza, la troisième Conférence de l’ONU sur les pays en développement sans littoral (LLDC3) défendra un transit plus fluide, des corridors commerciaux plus efficaces, un renforcement de la résilience économique et de nouveaux financements pour améliorer les perspectives de développement de quelque 570 millions de personnes.
Pour ces pays, la géographie a longtemps dicté le destin. Les coûts commerciaux peuvent y être jusqu’à 74 % supérieurs à la moyenne mondiale, et les marchandises mettent deux fois plus de temps à franchir les frontières que dans les pays côtiers. Résultat : ils ne représentent que 1,2 % du commerce mondial.
Dans un contexte économique mondial en mutation, le risque de marginalisation s’aggrave.
« La LLDC3 est une occasion cruciale de renverser cette tendance », affirme Rabab Fatima, Haute-représentante de l’ONU pour les pays en développement sans littoral.
« Au cœur de cette conférence, il y a les gens : les millions d’enfants sans accès au numérique, les agriculteurs bloqués par des routes dégradées, les entrepreneurs freinés par les retards aux frontières et le manque de financement ».
Une large participation attendue
Cet événement de quatre jours, prévu du 5 au 8 août, s’articulera autour de séances plénières, de cinq tables rondes de haut niveau et d’un forum du secteur privé centré sur les partenariats et l’investissement.
Des forums dédiés aux parlementaires, aux femmes leaders, à la société civile et à la jeunesse garantiront une approche inclusive.
La présence attendue du Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, souligne l’urgence de l’agenda.
De nombreux pays enclavés, tels que le Botswana (photo), sont également en première ligne face aux effets du changement climatique, ce qui met en…
Auteur: Nations Unies FR

