Un étudiant enfermé au CRA de Vincennes après son interpellation en marge d’une manifestation

Ils étaient environ 80, mercredi 28 octobre, à déambuler dans le bois de Vincennes, direction le centre de rétention administrative (CRA), où Stanislas*, un étudiant de 18 ans, se trouve depuis la veille. Rendez-vous avait d’abord été donné devant ce lieu où l’administration enferme les étrangers qu’elle souhaite expulser du territoire. Pour éviter la répression, la manifestation, non déclarée, est finalement partie de porte Dorée.

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Les prénoms suivis d’une astérisque ont été modifiés

« La répression des jeunes est insensée et énorme », souffle Lisa, la sœur du jeune homme. Interpellé en marge de la manifestation du 24 octobre, Stanislas a fait près de 48 heures de garde à vue et a été emmené au dépôt du tribunal de Paris pour être déféré devant le juge. « La comparution immédiate a sauté pour vice de procédure. Je devais être libéré mais on m’a envoyé en cellule et on m’a dit que je partais en CRA, alors que je ne suis pas poursuivi pour quoi que ce soit », témoigne Stanislas, contacté par Politis.

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« Nous, on n’a été avertis de rien », déplore Alexandra, sa mère, très marquée par son placement en rétention. Mardi, elle a attendu une heure et demie son fils devant le tribunal avec sa fille et l’avocat, avant que ce dernier, inquiet, n’entre dans le bâtiment et apprenne le transfert du jeune homme en CRA.« Les autorités étaient mécontentes du constat par le tribunal de l’irrégularité de la procédure et se sont vengées en utilisant le droit administratif », réagit Youri Krassoulia, un des avocats mandatés par la Legal Team Antiraciste.

Les autorités se sont vengées en utilisant le droit administratif.

Y. Krassoulia

Stanislas, de nationalité luxembourgeoise et d’origine congolaise, est arrivé en France à l’âge de 3 ans. « Il n’y a pas de logique,…

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Auteur: Pauline Migevant