Paris, reportage
À 20 h 40, après une attente interminable, une clameur de soulagement et d’applaudissements s’est élevée à Paris, dimanche 22 mars, devant le QG du candidat de l’union de la gauche et des écologistes Emmanuel Grégoire. Selon les premières estimations, le socialiste remporte le second tour des élections municipales à Paris (51 %) face à Rachida Dati (Les Républicains, 37 %) et l’insoumise Sophia Chikirou (12 %).
« Paris a décidé de rester fidèle à son histoire », a estimé le nouveau maire de Paris dans un premier discours de victoire. Emmanuel Grégoire a assuré que « Paris sera le cœur de la résistance à cette union des droites qui veut vous prendre ce que nous avons de plus précieux et de plus fragile : la simple joie de vivre ensemble ».
« L’écart est énorme ! » n’en revenait pas Pierre, 23 ans, militant au Parti socialiste. À ses côtés, Damien, 26 ans, également militant socialiste, analyse : « C’est forcément dû au report des voix des personnes qui avaient voté Pierre-Yves Bournazel. » Ce candidat, soutenu par le parti présidentiel Renaissance, a fusionné sa liste avec celle de Rachida Dati dans l’entre-deux-tours, mais s’était personnellement retiré.
Devant les écrans géants qui retransmettent les résultats en direct, Talibé, 37 ans, a le sourire. « C’est un grand soulagement, un super résultat. Ça montre bien qu’à Paris les gens votent encore à gauche. Quand on voit la montée de l’extrême droite, par exemple à Nice [le candidat UDR Éric Ciotti a, selon les premières estimations, remporté la mairie de Nice, avec le soutien du Rassemblement national], ça fait peur. À Paris c’est différent. »
Retrouvez tous nos articles sur les municipales ici.
Après cet article
Auteur: Justine Guitton-Boussion, Mathieu Génon

