En permettant au gouvernement des EU de contraindre Julian Assange à plaider coupable d’un crime qu’il n’a pas commis, le pays s’est condamnée à être un pays où dire la vérité est un crime.
“La presse devait servir les gouvernés, pas les gouvernants. Le pouvoir du gouvernement de censurer la presse a été aboli afin que la presse reste à jamais libre de censurer le gouvernement. La presse a été protégée afin qu’elle puisse dévoiler les secrets du gouvernement et informer le peuple. Seule une presse libre et sans entraves peut effectivement dénoncer les tromperies du gouvernement. Et parmi les responsabilités primordiales d’une presse libre figure le devoir d’empêcher toute partie du gouvernement de tromper le peuple et de l’envoyer dans des pays lointains pour y mourir de fièvres étrangères et de fusillades et d’obus étrangers“.
Juge Hugo Black, The New York Times contre les États-Unis, 1971
Julian Assange a comparu devant un tribunal des EU sur l’île de Saipan, où il devrait plaider coupable d’une seule infraction à la loi sur l’espionnage, à savoir le complot en vue d’obtenir et de divulguer des informations relatives à la défense nationale.
Julian Assange n’est coupable d’aucun crime. C’est le gouvernement des États-Unis qui agit en violation de la loi et, en supprimant le devoir de Julian Assange en tant qu’éditeur de révéler les tromperies du gouvernement sur les crimes de guerre commis par les militaires en Irak et d’autres mensonges et tromperies perpétrés par le département d’État et le département de la Défense, au mépris flagrant du premier amendement de la Constitution des États-Unis.
En soumettant Julian Assange à cinq ans d’emprisonnement dans des conditions horribles dans une prison britannique de haute sécurité, où il a été maintenu à l’isolement 23 heures par jour, le gouvernement des EU a brisé l’esprit et la volonté d’un homme dont la cause en…
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Auteur: Scott RITTER

