Il a « constaté que les autorités françaises ont, dans les années qui ont suivi le décès du père du requérant, délivré plusieurs informations erronées à sa famille » et que « ces informations ne correspondaient pas à la vérité historique ».
Le Tribunal a statué « Eu égard à la gravité des faits en cause et à l’importance de leur retentissement mémoriel, le Tribunal a jugé que les carences dans la mise en œuvre des moyens susceptibles d’éclairer les circonstances précises du décès devaient être regardées comme une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat » et accordé une somme de 10 000 euros au requérant.
Ce jugement est un tournant pour plusieurs raisons convergentes.
En clair, l’État français, colonialiste et militariste, a menti de manière continue.
Ce jugement confirme et installe le travail mémoriel, notamment celui des historiens parmi lesquels nos amis Armelle Mabon et Martin Mourre. Il est un encouragement pour tous les travaux en ce sens.
Ce jugement pose plusieurs problèmes de fond
Si l’État français, colonialiste et militariste, a menti de manière continue et organisée, cela éclaire les pratiques systémiques de cet État. Le colonialisme a besoin du mensonge et du silence.
L’abstention honteuse des pays de l’Union Européenne, à commencer par la France, sur la résolution de l’ONU adoptée le 25 mars 2026, déclarant « la traite des Africains réduits en esclavage et l’esclavage racialisé des Africains » comme « les plus graves crimes contre l’humanité », condamnant cette « injustice la plus inhumaine et la plus persistante commise contre l’Humanité » n’est pas un hasard. Tout cela la même semaine…
Cela rejaillit sur les pratiques actuelles de l’État français, au moment où la marche à la guerre, par la propagande et par l’augmentation considérable des dépenses militaires, s’accélère nettement.
C’est valable pour la France,…
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