Installé dans la capitale jordanienne, Amman, Omar Abdallat consacre depuis des années son art à susciter le dialogue autour des droits humains, de la tolérance et du changement social. À travers son initiative Free Pen, il anime des ateliers destinés aux jeunes — en particulier dans des communautés touchées par le déplacement — afin de les aider à exprimer leurs vécus et leurs espoirs par le dessin.
De collaborations avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour lutter contre les discours de haine à l’obtention du Prix du Sommet sur l’entrepreneuriat social du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) en 2021, le caricaturiste s’emploie à encourager l’engagement civique des jeunes.
Omar Abdallat prend un selfie avec les participants à l’un de ses ateliers de caricature.
ONU Info s’est entretenu avec Omar Abdallat sur son parcours dans le dessin de presse, le rôle de l’art dans les contextes de crise et sa conviction que même le plus petit croquis peut susciter une conversation mondiale.
Cet entretien a été édité pour des raisons de clarté et de concision.
ONU Info : Qu’est-ce qui vous a attiré vers la caricature au départ ? Que représente-t-elle pour vous ?
Omar Abdallat : J’ai commencé à dessiner très jeune, en reproduisant des personnages de dessins animés et de bandes dessinées. Mais c’est à l’université que j’ai compris que cela pouvait devenir quelque chose de plus.
Je dessinais mes professeurs, puis j’ai commencé à partager mes caricatures en ligne, sur des sites dédiés aux caricaturistes arabes. C’était formidable de voir les réactions, les échanges et les retours.
Avec le temps, c’est devenu mon métier — mais au-delà de cela, un véritable mode de vie.
La caricature m’amène à réfléchir aux…
Auteur: Nations Unies FR

