Un patchwork de luttes différentes mais reliées entre elles par un fil invisible et solide, ce sera l’impression que nous aura procuré cette nouvelle expédition grecque.
Après un lundi débuté au camp politique Kurde de Lavrio, et tout au long de nos pérégrinations militantes, nous parlerons luttes anticarcérales, avec la lutte en soutien à Alfredo Cospito, prisonnier politique en grève de la faim depuis plus de 100 jours.
Nous penserons autogestion, accueil des réfugié.es, nous vivrons la lutte des salarié.es de l’usine autogérée BIOME, passerons saluer les artistes en lutte et occupant le Théatre National de Grèce pour finir par brûler le projet de métro, dans une danse sauvage et festive à Exarcheia, quartier célèbre pour sa tradition de résistance.
Notre envie ici, est de d’illustrer la vivacité des luttes en Grèce, et l’énergie que procurent les interactions internationalistes.
Marche pour la libération de Abdullah Öcalan
L’envie et l’espoir sont immenses ce lundi matin, aux aurores, dans le camp politique Kurde de Lavrio, en Grèce.
On vous avait déjà parlé de ce lieu particulièrement actif dans la défense du projet de société du Rojava, dans un précédent récit.
On y est retournés, aspirés par un appel irrésistible, et sans vraiment savoir à quoi nous attendre.
Nous décidions peu avant notre voyage, de participer à une marche de 65 km organisée par des Kurdes, dans le cadre d’un appel à solidarité internationale visant à faire pression sur le gouvernement autoritaire turc, et oeuvrer ainsi pour la libération d’Abdullah Öcalan, détenu depuis 1999 dans une geôle turque.
Fondateur de la doctrine du confédéralisme démocratique, et inspiré par ses échanges durant sa détention avec l’essayiste libertaire Murray Bookchin, il est la bête noire du système incarné par le régime autoritaire turc.
Portés par un élan collectif, une cinquantaine de marcheurs et marcheuses Kurdes et internationaux, et nous-mêmes, quittons le camp ce lundi matin là, sous un ciel grec toujours aussi lumineusement azur, en dépit d’un froid claquant.
Nous marcherons donc 65 km en trois jours, c’est à la fois long et trop court, tant l’expérience est bouleversante.
Nous sommes animé.es, au gré des routes, des chemins, des collines, des villages, des villes, par une énergie intense, qui fait fi de la fatigue physique.
Les pauses thé, eau, et repas sont les bienvenues et sont le prétexte à rêvasser, somnoler,…
La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

