Privatiser une réserve naturelle pour la chasse
Chamois, mouflons, les chasseurs s’affichent aux côtés des dépouilles. Ils viennent de loin et paient cher pour pratiquer cette chasse aux trophées dans le massif des Hauts de Chartreuse. L’organisateur de ces activités loue les 750 hectares de nature au marquis.
« Un business rentable » selon Pierre Antoine Rigout, membre du Collectif Chartreuse, une mobilisation citoyenne en faveur du libre accès au massif.
La loi du 3 février 2023 « visant à limiter l’engrillagement des espaces naturels et à protéger la propriété privée » autorise désormais les détenteurs de terrain à apposer des panneaux interdisant l’accès aux lieux. Les contrevenants sont passibles d’une contravention allant de 150 à 750 euros.
Une aubaine pour le gestionnaire de la chasse qui a disposé des panneaux « propriété privée » aux entrées de la zone. Croiser des randonneurs peut nuire à l’expérience client.
Pourtant le massif des Hauts-de-Chartreuse est une réserve naturelle régionale classée. Le lieu est prisé des alpinistes, terrain de recherche des écologues et spéléologues, avec de nombreux intérêts géologiques et biologiques, falaises, gouffres et espèces endémiques. La Tour Percée, que vous pouvez
Une pétition a été lancée à l’automne. Elle réunit actuellement 39 000 signatures pour rétablir la libre circulation sur les lieux.
Une convention de passage est également portée par le parc régional et le département, pour autoriser les randonneurs à parcourir deux des sentiers du massif.
« Très insuffisant » selon les militants locaux, alors que la propriété est traversée par des GR (chemins de Grandes Randonnées). De toute manière, le marquis refuse, pour le moment, de signer le document.
Aperçu de la zone naturelle privatisée
“En chartreuse, le risque c’est de se faire taper”
À l’heure actuelle, « les panneaux n’empêchent pas les…
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Auteur: Florian Grenon

