Le régime policier rend impossible l’existence de moments collectifs échappant aux logiques de marchandisation
Pour les pouvoirs, les peuples sont par définition dangereux, indisciplinés, non éduqués, inaptes à la démocratie réelle.
Alors quand des classes populaires veulent faire la fête, surtout quand elles sont jeunes et racisées, elles sont impitoyablement réprimées, verbalement, policièrement et judiciairement. Un jeune de 13 ans s’est fait éborgner par un flic (voir plus bas – un 2e mineur a été grièvement blessé à l’oeil), son tort ? être jeune, noir et fêter le foot dans la rue ! Les médias du pouvoir s’excitent pour des feux d’artifice et des poubelles/voitures brûlées, mais pour la mutilation d’un mineur par un flic là on ne les entend pas, car les jeunes racisés de banlieue valent pour eux moins que des chiens.
Tandis qu’au pouvoir d’Etat se succède des régimes toujours plus anti-démocratiques, méprisants et répressifs, avec des droites désirant, pratiquant et préparant une nouvelle forme de dictature, un néo-fascisme du 21e siècle.
Nouvel exemple à Paris ce week-end de finale de foot avec le PSG :
PSG-Arsenal : le pouvoir veut un Paris sans son peuple, l’extrême droite fait son beurre sur la joie populaire
À Paris, un déploiement policer massif et stratégie de la tension, des propos déshumanisants et une récupération raciste…
Samedi 30 mai au soir, dans le métro de Paris, des rames étaient saturées de gaz lacrymogène, faisant pleurer les enfants, provoquant des malaises et des mouvements de panique. Des charges ont eu lieu sans relâche dans les rues, de la fin d’après-midi au milieu de la nuit. Le reporter Enzo Rabouy a filmé en direct le coup de matraque qui l’a frappé en pleine tête, gratuitement. Les arrestations musclées au hasard et les courses poursuites jusque sur le périphérique ne se comptent plus. Le slogan touristique « Paris est une fête » n’a…
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