Entre 550 000 personnes, selon le ministère de l’Intérieur, et 800 000 selon les remontées des organisations syndicales, ont pris part à la journée de manifestations du 17 octobre. Un mois après le début du mouvement lycéen, la contestation sociale emmenée par la jeunesse est loin de s’essouffler. Et ni le gouvernement, ni le Président de la République n’y apportent, à ce jour, de réponses politiques, préférant pointer les violences, pillages et dégradations commises, qui seraient le fait d’une très nébuleuse « ultra-gauche ».
Lors de la manifestation parisienne, qui a rassemblé au moins 110 000 personnes selon la Préfecture.
© Martin Barzilai
Ambiance super-héros également à Montpellier, où au moins 35 000 personnes ont manifesté selon la Préfecture, ce qui en fait l’une des plus grosses manifestations depuis trois décennies.
© Lucavecamour
A Paris, le rendez-vous principal pour la manifestation était fixé à 14h à République, avec un parcours négocié vers l’Ouest, jusqu’à Place de Clichy. Mais dès 12h30, alors qu’un orchestre de rue – l’orchestre du Nouveau monde – joue et que la place se remplit tranquillement, les premières lacrymogènes sont tirées par plusieurs unités de police, sans raison selon de nombreux témoignages.
Place de la République, bloquée de toute part, un peu après 14h.
Résultat : ne pouvant pénétrer sur la place de nombreux cortèges parallèles, comptant des milliers de personnes, se forment, sur les boulevards et rues alentours. Ces cortèges vont ensuite tenter de rejoindre la tête de manifestation en contournant la place, dont de nombreux accès sont bloqués par les forces de l’ordre, et sur laquelle flotte un brouillard de lacrymogène.
Des cortèges s’improvisent ainsi vers le quartier du Marais ou, de…
Auteur: Rédaction
