Désastre écologique, massacres de civils, frappes illégales, destruction de vestiges et d’infrastructures vitales : vers une opération au sol et une menace nucléaire
Il y a un mois, le 28 février, les USA et Israël déchaînaient un déluge de feu sur l’Iran. Le pays recevait un tapis de bombes et toute la puissance destructrice du plus grand appareil militaire de la planète.
Le projet affiché était de transformer l’Iran en champ de ruine et en colonie. «Je dois être impliqué» dans le choix du prochain dirigeant iranien, estimait Donald Trump. Son ministre de la guerre diffusait des vidéos de bombardements en répétant qu’il ne s’agissait «pas d’un combat équitable» et se vantait d’apporter la mort depuis le ciel. Netanyahou, à la tête de son État militaro-fasciste sans limite, assénait que la guerre contre l’Iran ne ferait pas seulement d’Israël une «superpuissance régionale» mais une «superpuissance mondiale». Il disait aussi «nous tiendrons jusqu’au retour du Messie».
En un mois, la situation s’est enlisée, la résilience de l’Iran a surpris, et l’empire étasunien a montré son incompétence criminelle, comme en Irak, en Afghanistan et dans toutes ses guerres. Pourtant, la dissymétrie de moyens était totale. Les 20 premiers jours, les israéliens avaient dépensé 6 milliards de dollars d’armement, et les USA 12 milliards la première semaine. Les pays du golfe dilapident 10 fois ce que dépense l’Iran pour tenter de se protéger des frappes, et commencent à s’impatienter. Une crise mondiale de l’énergie qui va entraîner une cascade de conséquences incontrôlables démarre, et Trump a du mal à trouver un débouché à cette opération aussi lamentable que sanguinaire. Il menace ses propres partenaires: «Si nos alliés de l’OTAN continuent de refuser d’ouvrir le détroit d’Hormuz […] je vais devoir réaffirmer notre engagement à sécuriser le…
Auteur: B

