Un nettoyage ethnique a cours sous nos yeux. Ne pas le dire c’est y prendre part. Chaque silence vaut blanc-seing. Chaque fausse parole aussi. Écoutons Catherine Colonna, ministre française de l’Europe et des Affaires étrangères : « Israël a le droit de se défendre face à la monstruosité du Hamas et du danger qu’il représente. Sa réponse doit être ferme, elle doit être juste, elle doit être forte, elle sera forte si elle est juste, et elle sera juste si elle est conforme au droit international et en particulier au droit international humanitaire, et préserve les populations civiles. Israël est une grande démocratie, c’est la marque des démocraties que de respecter le droit. » Tandis que la ministre bavarde, le phosphore blanc brûle la peau desdites populations et les bombes pulvérisent les corps innocents. Quand on pilonne un territoire grand comme Chemillé-en-Anjou, on ne distingue pas les populations civiles du Hamas : on les extermine à dessein. Ne parlons pas des otages, que leur gouvernement livre sans scrupules à la mort. Le président israélien a cette franchise que nos dirigeants n’ont pas : « C’est toute une nation qui est responsable. » Et d’ajouter : il n’est « absolument pas vrai » que les civils gazaouis ne « so[ient] pas impliqués ». La « justice » de l’État français est conforme à son histoire impériale – « pacifier » à tout prix. Il barbote aujourd’hui dans le sang des Gazaouis, réduits à enterrer leurs morts dans des fosses communes. Tout citoyen français est en droit de lui réclamer des comptes : dans chaque bombardier un macroniste tapote doucement l’épaule d’un aviateur.
Plus de 2 700 morts palestiniens en une semaine. Environ 1 000 enfants. Chaque jour qui passe invalide le bilan : demain sera pire. Alors que 86 % des Israéliens estiment que Netanyahu porte une écrasante responsabilité dans le drame, Macron chante la grâce des « opérations…
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Auteur: Rédaction

