Un nouveau rapport accablant que vient de rendre public le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) sur le profilage racial à Montréal laisse penser que la Ville et ses forces de police ont renoncé à lutter contre le problème.
Mise à jour d’une étude réalisée en 2019, le rapport rédigé par quatre chercheurs indépendants engagés par le SPVM a révélé que les taux de profilage racial étaient identiques ou supérieurs à ceux enregistrés quatre ans plus tôt. En effet, les personnes noires, autochtones et arabes sont encore particulièrement susceptibles d’être interpellées par les forces de l’ordre.
Ainsi, le rapport souligne les problèmes non seulement du SPVM, mais aussi de l’administration municipale qui a promis depuis longtemps de mettre fin au profilage racial.
Le problème du profilage racial remonte aux prémices de la surveillance policière en Amérique du Nord. Cependant, il attire davantage l’attention du public depuis 10 ou 15 ans.
L’histoire du profilage racial à Montréal
Montréal est une ville marquée par une longue histoire de manifestations contre la violence et le racisme policiers. La mort de Fredy Villanueva, tué par la police dans un parc en 2008, a déclenché des rassemblements de grande envergure. La tournure des événements a pris une telle ampleur, en partie parce que le drame s’est produit au cœur d’une campagne de maintien de l’ordre incroyablement raciste dans un quartier du nord-est de la ville.
La Presse canadienne/Ryan Remiorz
Un rapport long et accablant de la Commission des droits de la personne du Québec sur le profilage racial a suivi en 2011, tandis…
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Auteur: Ted Rutland, Associate professor, Geography, Planning and Environment, Concordia University

