Au printemps 2023, un collectif de journalistes et de citoyens venus de divers horizons se forme en vue de créer un outil de recensement des atteintes aux libertés de la presse. En novembre naît l’Observatoire français des atteintes à la liberté de la presse (Ofalp). Une soirée de lancement se tenait le 24 mai, à la Recyclerie à Paris, devant une centaine de personnes. Le projet, né du sentiment d’une augmentation des atteintes au droit d’informer, a pour but de les recueillir et les rendre publiques. Le mantra des initiateurs : « Notre droit de vous informer est votre droit de savoir. »
En 2024, la France se classe au 21e rang mondial dans le rapport annuel sur la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF). « Nous sommes nombreux à être inquiets des atteintes à la liberté d’informer », affirme Lucile Berland, journaliste et coprésidente de l’Ofalp. Un des derniers exemples marquants est le cas d’Ariane Lavrilleux. En septembre dernier, la journaliste d’investigation du site Disclose avait été placée en garde à vue trente-neuf heures et vu son domicile perquisitionné, suite à une enquête de 2021 sur les dérives de la coopération militaire entre la France et l’Égypte.
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L’association soulève aussi le cas des journalistes blessés ou violentés par les forces de l’ordre lors de manifestations. La liberté de la presse n’est pas un sujet corporatiste, selon elle, et concerne tous les citoyens soucieux du bon fonctionnement d’une démocratie. D’où la volonté de l’Ofalp d’être ouvert à tous les citoyens.
Appel à l’aide
Menaces, insultes, intimidations, violences physiques, procès, atteintes au secret…
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Auteur: Clémence Le Maître

