« Un paese di resistenza » : Mimmo dans le colimateur



Un paese di resistenza / Shu Aiello et Catherine Catella / 1 h 15.

Il n’est nul besoin de présenter Riace, ce village de Calabre au bord de la mer Ionienne, et celui qui fut son maire de 2004 à 2018, Domenico Lucano, appelé Mimmo. On se souvient que celui-ci, en décidant d’accueillir nombre d’exilés, a redonné vie à sa commune alors en déshérence, grâce aux nouvelles activités qui y ont été générées, mais qu’une répression s’est abattue sur lui, interrompant cette expérience. Un mouvement de solidarité puissant envers Mimmo s’était levé. En France, un rassemblement avait été organisé en sa présence un jour de novembre 2021 à la Bourse du travail, à Paris.


Sur le même sujet : Appel pour Mimmo Lucano

On sait tout cela. Et pourtant, outre qu’il laissera une trace sur cette affaire pour les générations à venir, le film de Shu Aiello et Catherine Catella, Un paese di resistenza (« Un village de résistance »), qui retrace le calvaire judiciaire de l’ex-maire de Riace, ne suscite en rien la sensation du « déjà connu ». Il est même passionnant pour ce qu’il donne à voir, et qui trop souvent reste invisible dans l’effusion des déclarations publiques et des chaleureuses manifestations de soutien : à savoir ce qui constitue, quoi qu’il en soit, la solitude d’un homme.

Expliquons-nous. Le film s’ouvre en 2018 quand la période heureuse du village est achevée. Mimmo, arrêté avec pour chef d’accusation l’aide à l’immigration clandestine, est ensuite interdit de séjour dans son village. Bien sûr, en réaction, de nombreuses personnes protestent, des manifestations s’organisent….

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Christophe Kantcheff

Pour l’actu indépendante

🌍 Soutenez l’info libre. Gardez OnePlanète vivant et sans pub
→ ko-fi.com/oneplanetecom

Buy Me a Coffee at ko-fi.com