Pari réussi pour Édouard Philippe, qui avait conditionné la poursuite de sa route vers la présidentielle à sa réélection dans son fief du Havre. Obstacle franchi sans trébucher, l’ancien ministre a été reconduit ce 22 mars avec 47,7 % des voix, face au communiste Jean-Paul Lecoq (41,2 %) et au candidat de l’UDR (Union des droites) Franck Keller (11,1 %). L’issue ne faisait plus guère de doute dès le soir du premier tour, au vu de son avance. Elle avait rassuré ses soutiens après un sondage fin février laissant augurer une triangulaire difficile. L’édile normand s’est rapidement exprimé une fois le silence électoral rompu à 20 heures, dans une déclaration destinée à ses administrés, mais qui visait aussi, en creux, l’ensemble des Français. « Les Havrais savent qu’il y a des raisons d’espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu’ils écartent les extrêmes et leur facilité. »
« La grande satisfaction, c’est la réélection d’Edouard Philippe, après avoir lu des prophéties plutôt sombres qui ne se sont pas confirmées. La victoire est d’autant plus belle qu’elle est nette. Le RN s’était maintenu et la victoire contre la gauche communiste montre que la ville n’était pas facile. Et il était le seul présidentiable à se présenter, il a eu le panache de remettre son mandat en jeu », souligne l’eurodéputée Nathalie Loiseau.
Prime aux sortants, avec plusieurs…
Auteur: Guillaume Jacquot

