Lors de la réunion du comité REACh du 29 avril 2025, les états membres ont voté pour l’interdiction de tous les PFAS dans les mousses anti-incendie. C’est une étape importante dans la lutte contre la pollution PFAS.
Pourquoi des PFAS dans les mousses incendies ?
L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) estime que près de 18 000 tonnes de mousses anti incendie contenant des PFAS sont utilisées chaque année en Europe.
Dans son rapport mis à jour en janvier 2025, le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières) dénombre 489 substances PFAS associées à l’utilisation des mousses anti-incendie. 180 de ces substances ont été identifiées dans les sols et sédiments analysés et 87 ont été retrouvées dans les eaux de surface et souterraines. Le rapport précise qu’en France, seules quelques PFAS ont été recherchés sur des sites ayant utilisé des mousses anti incendies.
L’action 7 du plan d’actions interministériel sur les PFAS prévoyait d’identifier, avant fin 2024, 300 sites prioritaires potentiellement pollués aux PFAS en raison de l’utilisation de mousses anti-incendie. Cette liste n’a pas été publiée à date.
L’utilisation de mousse anti-incendie sur les sites industriels est une source importante d’émission, contaminant les sols et l’eau. A titre d’exemple, l’eau potable de 11 communes de l’agglomération de Saint Louis, près de l’aéroport de Bâle-Mulhouse a été restreinte à la consommation car trop polluée aux PFAS en raison de l’usage des mousses anti-incendie au niveau de l’aéroport. Récemment Générations Futures mettait également en avant dans son rapport concernant les émissions de PFAS via les rejets aqueux industriels, la pollution PFAS sur les sites Total Energies Raffinage de Donges (Pays de La Loire), CNPP à Saint-Marcel (Normandie) et Chemours France à Villers-Saint-Paul (Hauts de France) en lien avec la fabrication ou l’usage de…
Auteur: kildine

