Le monde est en permanence au bord du gouffre d’une fin nucléaire. Chaque épisode des extrêmes tensions internationales actuelles nous y ramène sans cesse, quand on croit s’en être éloigné.
Actuellement, l’aspect le plus dangereux, le nouveau pas vers le gouffre, c’est la campagne intense menée en Occident pour convaincre l’opinion qu’il faut donner des missiles de longue portée à l’Ukraine, pour cibler désormais directement le territoire russe.
La véritable réciproque
.Le principal argument de cette campagne est de dire que « la Russie utilise bien elle des armes fournies par l’Iran et la Corée du Nord pour frapper le territoire ukrainien » et qu’il est donc légitime que l’Ukraine frappe le territoire russe avec toutes les armes qui lui sont fournies, y compris les missiles de longue portée occidentaux. Mais ceux qui mènent cette campagne oublient simplement un détail, c’est que la Russie n’utilise pas, elle, ses armes pour frapper des pays occidentaux. La véritable réciproque serait que la Russie cible le territoire des pays occidentaux au cas où ceux-ci cibleraient de leurs armes à longue portée, par Ukraine interposée, le territoire russe. On voit où cela pourrait conduire.La réalité est que les États occidentaux, l’OTAN, font la guerre à la Russie mais que la Russie ne fait, jusqu’à présent, la guerre à aucun pays occidental. Toute la différence est là. Et toute la propagande n’a qu’un but : faire oublier cette réalité, créer « un point aveugle », précisément sur cette réalité.
Historiquement, le seul moment où il y a eu un fait similaire, le risque d’utilisation d’armes soviétiques contre le territoire des États Unis a été la crise des missiles à Cuba. On a été alors à deux doigts de la guerre nucléaire. Comme maintenant. Mais cela les médias occidentaux, bizarrement, semblent l’avoir oublié. Cherchent-ils à endormir l’opinion sur le risque extrême, actuel,…
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Auteur: Djamel LABIDI

