Depuis une semaine il flotte un air nouveau, une petite musique agréable : la possibilité d’un changement de politique et de président n’est plus une question tabou. Quelques commentateurs se laissent aller, se lâchent distillent l’idée que le monarque n’est pas à l’abri d’un coup de froid. L’ampleur de la colère sociale apparaît pleinement. Les mouvements sociaux reprennent de la vigueur : gilets jaunes, convoi de la liberté, grèves dans les entreprises, manifestations paysannes. Les hausses de prix de l’énergie (gaz, électricité, carburants), des prix alimentaires sont souvent la cause de cette insurrection sourde mais tenace. Les problèmes de logement, de transports, de l’école et de la santé minent la vie quotidienne de millions de gens. Ajoutons-y le chômage de masse, les fermetures d’usine, la pauvreté et la limitation progressive des libertés, le tableau se noircit. L’indignation, la révolte couve dans le pays. Les français désignent Macron comme responsable principal de cette situation puisque c’est lui qui décide seul et il l’assume. Personne ne s’y trompe, le changement passe par l’échec du président sortant. C’est la seule porte de sortie. C’est l’élection présidentielle qui est la clé de voûte de tout le système. Il s’agit bien de gagner cette élection pour commencer à s’extraire de la crise sociale, économique et politique que nous connaissons.
Macron ne se presse pas pour se déclarer candidat. C’est tout bénef : il utilise notre argent pour faire campagne, les moyens présidentiels à sa disposition, l’autorité de son pouvoir pour éviter tout débat, toute contre verse. Mieux il peut dispenser de l’argent pour tenter d’acheter les électeurs en lâchant quelques miettes salariales par ci par là, en subventionnant telle ou telle corporation, en accordant quelques subsides chèques énergie par exemple payés par les impôts des contribuables. Ni vu ni connu, je t’embrouille ce sont les gens qui se paient une portion de leurs dépenses et non les entreprises qui ont augmenté les prix et leurs profits. La fête du CAC 40, la valse des milliards dans les poches des actionnaires bat son plein. Mais peu à peu la population en prend conscience et cela heurte la conscience de nombreux français. Surtout lorsque les scandales des EPHAD surgissent à la lumière. Macron savait mais a laissé faire ces structures privées qui se sont gavées comme jamais.
Oui, la petite musique gagne du terrain au vu des récents évènements : Macron peut être battu….
La suite est à lire sur: www.legrandsoir.info
Auteur: Jose ESPINOSA Le grand soir

