On écrivait ici, le 10 octobre dernier, que le dictionnaire propose, pour le mot « terrorisme », cette définition décrivant assez bien l’attaque qui avait été lancée quelques jours plus tôt par le Hamas contre Israël : « Ensemble des actes de violence qu’une organisation politique exécute dans le but de créer un climat d’insécurité ».
On écrivait aussi que le même dictionnaire donne également, pour le même mot, cette autre définition, caractérisant aussi bien le sort terrible qu’Israël fait aux Palestinien·nes depuis de – très – longues décennies : « Emploi systématique, par un pouvoir ou par un gouvernement, de mesures d’exception et/ou de violence pour atteindre un but politique. »
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Depuis qu’on a écrit cela : sept mois, interminables, sont passés. Sept mois d’épouvante absolue, durant lesquels plus de 35 000 Palestinien·nes – dont 70 % de femmes et d’enfants (1) – ont été tué·es à Gaza par une armée dont les chefs, Benyamin Netanyahou et Yoav Gallant, se sont ainsi rendus responsables, d’après Karim Khan, le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), qui a également incriminé trois chefs du Hamas, de plusieurs « crimes contre l’humanité » (2).
Selon la toute dernière estimation de l’Unicef – l’agence des Nations unies chargée de la protection de l’enfance. Ce bilan, provisoire, ne tient pas compte des victimes dont les dépouilles sont encore sous les décombres des villes rasées par l’armée israélienne.
Constitutifs, pour certains…
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Auteur: Sébastien Fontenelle

