Des transformations, des regroupements, des transferts. La proposition de loi visant à « repenser l’agencification pour renforcer l’action publique », déposée par la droite sénatoriale au printemps, se dessine comme le prolongement de la commission d’enquête menée en 2025 sur les agences de l’État. Le texte poursuit des objectifs de lisibilité, d’efficacité mais aussi, sans le cacher, de générer quelques économes à travers cette réorganisation.
Une commission spéciale commence à sonder les agences et organismes concernés de près par les dispositions de la proposition de loi. Ce 15 septembre, lors d’une audition, l’Office français de la biodiversité (OFB) a par exemple été interrogé sur l’article 18 du texte, qui prévoit une absorption du Conservatoire du littoral, « afin de mutualiser les moyens et d’unifier la politique de protection de la nature et des espaces littoraux ».
« Ça éloigne le territoire de l’échelon de décision le plus haut de l’établissement »
Questionné sur le sujet, le directeur général de l’Office français de la biodiversité (OFB), Olivier Thibault, a indiqué que cette proposition était « techniquement faisable », tout en exprimant de sérieuses réserves. Le haut fonctionnaire a notamment souligné les rôles éloignés des deux organismes. Le premier, avec ses 3 000 agents, est connu pour ses missions de police de l’environnement, d’accompagnement à…
Auteur: Guillaume Jacquot
