Ils ressemblent à Laurel et Hardy, mais en beaucoup moins drôle. Le petit enflé, François Bayrou, est un Premier Ministre illégitime qui a couvert des actes pédocriminels et qui gouverne par 49.3. Le grand maigre, c’est Eric Lombard, le Ministre de l’Économie, qui fait des annonces sinistres avec une allure de croque mort.
Accélérer l’austérité
Le 13 avril, Eric Lombard a annoncé que l’État devait trouver de toute urgence «40 à 50 milliards d’euros» pour freiner le déficit public. Ce mardi 15 avril, François Bayrou a enfoncé le clou : dans une conférence de presse brouillonne, il a dénoncé les «pathologies budgétaires» françaises et une situation économique «intenable» pour justifier un plan d’austérité extrême.
Le Premier Ministre parle de plus de 40 milliards d’euros de coupes budgétaires en 2026, après avoir raboté 50 milliards sur le budget 2025, avec le soutien du Parti Socialiste et du RN. Le projet est de diminuer les dépenses publiques d’une centaine de milliards d’euros d’ici 2029, essentiellement en tapant dans la Sécurité Sociale.
François Bayrou a donc enterré son «conclave» sur les retraites, humiliant au passage les partis et syndicats qui faisaient mine d’y croire, et lance désormais un régime de choc austéritaire. Il y a quelques semaines, il promettait de discuter de revenir à des retraites à 62 ans, aujourd’hui il déclare que les français ne «travaillent pas assez».
Dans son discours, le Premier Ministre a enfilé une série de perles ultra-libérales : culpabilisant les français qui devraient travailler plus – alors que les retraites et le droit au chômage ont été rognés –, tapant sur une prétendue «hausse incontrôlée des arrêts maladie» – un mensonge, par exemple les fonctionnaires se sont absentés en moyenne 12 jours en 2023 pour raison de santé, contre 14,5 jours en 2022 –, dénonçant «la gratuité» des services publics «qui déresponsabilise»…
Auteur: B

