La dernière lubie de Macron : une forteresse flottante inutile et dangereuse à 10 milliards, qui sera construite à Saint-Nazaire
«À l’heure des prédateurs, nous devons être forts pour être craints. J’ai décidé de doter la France d’un nouveau porte-avions» a lancé Emmanuel Macron depuis les Émirats Arabes Unis le 21 décembre. Le président se prend pour une bête sauvage : en novembre 2024 il disait déjà que «le monde est fait d’herbivores et de carnivores, si on décide de rester des herbivores, les carnivores gagneront», afin de justifier le surarmement. «La décision de lancer en réalisation ce très grand programme a été prise cette semaine» précise l’Élysée, pour qui «ce nouveau porte-avions sera l’illustration de la puissance de notre nation». Une «illustration» grise, polluante, dévastatrice et hors de prix.
Durant les six premiers mois de l’année 2023, la France a connu l’une des plus graves crises sociales de son histoire : plusieurs millions de personnes dans les rues, des grèves massives, des milliers d’arrestations et de blessures par la police, une immense colère, l’usage de 49.3 pour passer en force contre la population. C’était la réforme des retraites, un caprice de Macron dont les remous continuent d’agiter la vie politique. Et tout ça pour quoi ? Selon le gouvernement, cette mesure devait faire économiser environ 10 milliards au budget du pays.
Deux ans plus tard, devinez combien l’État va débourser pour un nouveau porte-avions ? 10 milliards. Minimum. La question n’a donc jamais été budgétaire : il n’y a aucun problème a débloquer cette somme pour faire la guerre.
Ce «porte-avions nouvelle génération» – surnommé affectueusement «PANG» – est le symbole du réarmement en cours. La France dispose déjà d’un porte-avions baptisé Charles-de-Gaulle, qui a coûté 4 milliards et qui a été mis en service en 2001 après 15 ans…
Auteur: B

