Un premier combat écolo à en perdre les pédales


C’est l’histoire d’un pont interdit aux cyclistes et aux piétons, qui démontre une nouvelle fois l’attitude navrante des décideurs locaux de droite, de gauche et même écologistes. C’est aussi l’histoire d’une grande déception doublée d’une démotivation militante. Pascal Bregeon, défenseur de la place des mobilités douces en milieu urbain, raconte son combat de trente ans.


C’était il y a plus de trente ans, le 29 juin 1990 exactement. Je participais à ma première manifestation à bicyclette à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau pont enjambant la Loire à l’ouest de Tours. Nous étions une cinquantaine de manifestants à vélo qui dénoncions l’interdiction faite aux cyclistes, mais aussi aux piétons, d’utiliser ce nouvel ouvrage. Ainsi, en privant les usagers de la bicyclette et les marcheurs de la traversée de ce pont, le conseil général d’Indre-et-Loire de l’époque les contraignait à faire un détour par Tours.

Dans la foulée de cette manifestation, avec une poignée de militants cyclistes, nous avions créé une association loi de 1901. Ainsi est né le Collectif cycliste 37 (CC 37) pour faire pression sur les collectivités locales, leurs élus, afin qu’ils développent les aménagements cyclables cohérents, continus et sécurisés, nécessaires à la promotion du vélo comme mode de déplacement privilégié.

La faiblesse de la mobilisation a fini par me décourager.

Je n’avais pas d’automobile et la bicyclette était mon moyen de transport principal, ce qui a fondé mon engagement au sein du CC 37, comme membre actif pendant près de sept ans, d’abord comme trésorier puis président. Pour donner plus de poids à l’association, j’avais même contacté, dès 1993, René Dumont, ancien candidat écologiste à l’élection présidentielle de 1974 et membre du comité d’orientation de la première conférence mondiale sur le…

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