« Un problème de santé publique » : 15 millions de Français écoanxieux, selon un baromètre

« L’écoanxiété est un danger auquel notre cerveau n’est pas préparé. Face à une menace de cette ampleur, on se sent impuissant, ce qui peut générer une véritable détresse psychologique », indique Pierre-Éric Sutter, psychologue et fondateur de l’Observatoire de l’écoanxiété (Obseca) joint par Reporterre.

15,1 millions de Français sont touchés par l’écoanxiété — qui désigne l’angoisse liée à l’urgence climatique — selon le baromètre de l’Obseca publié le 4 septembre. L’organisme a interrogé un millier de personnes du 17 au 24 juillet, lors de la troisième vague de chaleur de 2026. En plein été caniculaire, plus de 1 Français sur 3 s’estimait à un niveau d’intensité d’écoanxiété élevé, voire très élevé, soit 36 % de la population.

L’Obseca avait déjà réalisé la même enquête en 2024, et conclut que les Français sont 20 % de plus qu’il y a deux ans à se sentir inquiets à ce point.

« Il y a un dérèglement de l’organisme chez tout le monde », explique Charline Schmerber, psychopraticienne spécialisée dans l’accompagnement des nouvelles détresses psychologiques liées à la crise écologique. « Le manque de sommeil à répétition dû à la chaleur ou encore l’exposition aux informations anxiogènes provoquent un état de saturation physique et psychique. »

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Autre enseignement : « la vie en zone urbaine dense s’accompagne d’une écoanxiété plus élevée : +62 % entre les zones les plus denses et les moins denses dans l’échantillon », selon l’observatoire.

Un « dysfonctionnement collectif » plus qu’un trouble mental

Pour autant, plus aucune zone de l’Hexagone n’est épargnée alors que les précédentes études menées pour l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) faisaient…

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Auteur: Lucille Giovannelli