Le 1er septembre, 12,5 millions d’élèves ont fait leur rentrée. À leurs côtés, 850 000 enseignants, dont plus de 710 000 dans l’enseignement public, et… 7000 psychologues seulement. Soit environ un psychologue pour 1600 élèves, alors que la souffrance psy des jeunes s’accroît.
« On perçoit une dégradation de la santé mentale des jeunes depuis les années 2010, déjà avant le Covid, note Bastien Metrat, psychologue en collège et lycée en Haute-Loire et délégué académique de l’Association des psychologues de l’Éducation nationale. On l’observe au quotidien, le mal-être, les troubles anxieux, des troubles phobiques, des dépressions, des passages à l’acte, des troubles du comportement. Cela s’est ajouté à nos missions précédentes. »
Les missions principales des psychologues scolaires se concentrent normalement sur la prévention du décrochage scolaire, le repérage des difficultés d’apprentissage, l’aide à l’orientation. « Souvent, c’est dans le cadre de l’orientation scolaire ou du repérage du décrochage qu’on intervient. Après, il peut y avoir aussi les problèmes de comportement, de l’absentéisme, et tout le travail sur l’inclusion scolaire [des enfants en situation de handicap] », précise Géraldine Duriez, psychologue dans le secondaire depuis 1995 et secrétaire nationale du syndicat Snes-FSU pour les psychologues de l’Éducation nationale.
Ancrage dans le quotidien des enfants
La spécificité du travail des psychologues scolaires réside dans leur présence au sein même des établissements et des équipes éducatives. « Nous sommes sur le terrain. On reçoit les familles, on discute avec les enseignants pour réfléchir et trouver des solutions ensemble, croiser les regards, envisager la complexité des situations », décrit Véronique Osika, psychologue dans le primaire en Seine-et-Marne, représentante syndicale FSU-SNUipp. « On peut aussi intervenir sur des cellules…
Auteur: Rachel Knaebel

