« Un p’tit truc en plus » : une fable pour garder les yeux fermés

Voir ou ne pas voir le film Un p’tit truc en plus ? La dernière comédie d’Artus bat des records au box-office, et son large public, essentiellement valide, évoque un rire libérateur, une leçon de vie et une grande bienveillance, pour un sujet supposé grave et délicat : le handicap. Radar à validisme : très très haut.


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Artus rapporte une volonté de faire appel à des personnes handicapées non-actrices pour incarner leur propre rôle, « par respect ». Curieuse évocation : manquerait-on de respect aux acteurs valides en leur offrant des rôles de composition ? Et quel respect pour les acteurs handicapés qui ne sont jamais appelés ? Le réalisateur affirme avoir voulu être dans le vrai, au plus près de ce qu’ils sont. Et ce qu’ils sont est évident : des personnes handicapées, une identité tout entière, suffisante. Entrez public, suivez le guide dans une salle noire, et découvrez le vrai monde de vraies personnes handicapées. Un « p’tit » côté documentaire en réserve naturelle.

La réalité lourde du handicap, ce sont les privations de liberté, les violences subies en huis clos, la ségrégation

Nous découvrons alors un groupe de vacanciers handicapés. Non, plus qu’un groupe, c’est une famille. Ils sont une dizaine, vivant ensemble dans une institution, éloignés de leurs parents, mais entourés de la tendresse d’éducateurs dévoués. Ces derniers ont renoncé à leur vie personnelle, et offrent à chaque pensionnaire du temps, de l’attention, et une totale liberté d’expression de son identité fantasque.

Cette famille de fortune part en vacances dans une masure isolée, en montagne, où aucune route ne…

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Auteur: Céline Extenso

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