Dans un rapport accablant, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) détaille comment les habitants de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) sont « contrôlés et exploités par un vaste système de travail forcé à plusieurs niveaux ».
Le document s’est ainsi concentré sur un système institutionnalisé avec six types différents de travail forcé, y compris en détention et pendant la conscription militaire minimale de 10 ans. Le rapport pointe du doigt aussi d’autres formes de mobilisation forcée comme l’envoi à l’étranger de travailleurs, une source de devises toujours sous strict contrôle.
Travailler sous la menace et dans des conditions inhumaines
Il existe également des emplois obligatoires assignés par l’État et le recours à des « Brigades de choc » révolutionnaires, ou à des groupes de citoyens organisés par l’État et forcés d’effectuer un « travail manuel pénible », souvent dans la construction et l’agriculture.
« Les témoignages contenus dans ce rapport donnent un aperçu choquant et angoissant des souffrances infligées par le travail forcé à des personnes, tant par son ampleur que par les niveaux de violence et de traitement inhumain », a déclaré dans un communiqué, Volker Türk, chef des droits de l’homme de l’ONU.
Les préoccupations les plus graves concernent en particulier les lieux de détention, où les victimes du travail forcé sont systématiquement contraintes de travailler sous la menace de violences physiques et dans des conditions inhumaines.
North Hamyong en République populaire démocratique de Corée
Ce système pourrait « constituer un crime contre l’humanité »
« Dans certains cas, le niveau de contrôle, le type de traitement et le niveau d’exploitation des personnes soumises au travail forcé peuvent s’apparenter à la propriété…
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Auteur: Nations Unies FR

