Dix ans après la signature de l’accord de Paris, qui continue de définir le cadre de la diplomatie climatique mondiale, les ambitions portées par ce texte sont largement mises à mal par la fragmentation du monde et une politique américaine orientée vers le climatoscepticisme. En témoigne le bilan en demi-teinte des dernières COP. Et pourtant, le dérèglement climatique s’accélère ; la France vient de rentrer dans son troisième épisode de canicule en un peu plus d’un mois. Après 2023, 2024 et 2025, années les plus chaudes jamais enregistrées, 2026 pourrait battre de nouveaux records.
« Face à cette menace, il n’existe pas de réponse autre que mondiale. Pourtant, en dépit d’efforts importants et de réalisations incontestables, la situation ne cesse de se dégrader », constate la mission d’information du Sénat sur « la diplomatie climatique française à l’épreuve d’un monde en tension » Dans un rapport présenté ce jeudi 9 juillet, les élus s’interrogent sur la manière de revitaliser le rôle de la France dans les négociations internationales en faveur de la diminution des émissions de CO2 et des efforts d’adaptation au changement climatique.
Les Outre-mer, un « vecteur d’influence » de premier plan
« Il y a une vraie unanimité pour dire que l’accord de Paris a été un succès majeur diplomatique pour notre pays, peut-être même le dernier en date », explique le rapporteur RDPI (les macronistes du…
Auteur: Romain David

