En janvier dernier, la commission des affaires sociales du Sénat a lancé une mission d’information permettant de faire l’état des lieux de la santé mentale depuis la crise du Covid-19. Lors de son discours de politique générale, Michel Barnier avait érigé la santé mentale en grande cause nationale de 2025, une annonce reprise par François Bayrou. Cette mission d’information, menée par Céline Brulin, Daniel Chasseing et Jean Sol, fait suite à un premier travail du Sénat, qui avait fait, dès 2021, un constat des effets de la pandémie. Près de 3 ans après la fin du Covid-19, qu’en est-il ?
« En 2024, les risques de troubles anxio dépressifs touchent près de 30 % des jeunes âgés de 11 à 24 ans »
Dans un rapport rendu public le 26 juin, la mission d’information fait tout d’abord état d’une aggravation de la santé mentale chez les plus jeunes : « En 2024, les risques de troubles anxio dépressifs touchent près de 30 % des jeunes âgés de 11 à 24 ans et un quart des lycéens déclare avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois ».
« Le Covid a joué un rôle de révélateur, sans aucun doute, voire d’accélérateur »
Si le contexte socio-économique ou les réseaux sociaux peuvent expliquer cette observation, c’est bien la pandémie qui a entraîné une accélération de ce phénomène chez les adolescents : Cette dégradation « est une tendance de fond qui préexistait à la crise sanitaire et…
Auteur: Camille Gasnier

