Trop lourdes, trop complexes, pas assez agiles, éloignées du terrain et des élus locaux, difficultés à corriger les inégalités dans l’accès aux soins : plus de 15 ans après leur création, les agences régionales de santé (ARS) continuent de faire l’objet de fortes critiques au niveau local.
Leur place est pourtant centrale dès lors qu’il est question de politique de santé. Elles sont au carrefour de liens avec les collectivités locales, et en particulier des communes, qui se sont de plus en plus investies dans ces questions face à la problématique des déserts médicaux. La crise sanitaire de 2020-2022 a également mis en lumière un certain nombre de frictions.
Remis ce 26 mai, devant la délégation aux collectivités territoriales du Sénat, un rapport des sénatrices Pascale Gruny (LR), Guylène Pantel (RDSE) et Céline Brulin (communiste) propose quelques pistes de réformes pour les ARS, dont elles qualifient le bilan de « contrasté ».
L’idée des rapporteures n’est pas de faire table rase du système actuel, mais bien de proposer des correctifs. « On ne demande pas la suppression des ARS », insiste la sénatrice Pascale Gruny. En ce sens, la mission d’information prend le contrepied de certains adversaires de ces pilotes régionaux du système national de santé. En 2026, la disparition des ARS figurait parmi les préconisations de la droite sénatoriale, à la suite de leur commission d’enquête sur les opérateurs et les…
Auteur: Guillaume Jacquot

