« Une dynamique inédite depuis 2020 ». C’est ainsi que la coopérative Fréquence Commune qualifie la percée réalisée par les listes citoyennes participatives (LCP) lors des élections municipales.
Sur les 703 LCP qui se sont présentées, 159 ont été élues – dont 126 dès le premier tour. Cela représente une augmentation de 140 % par rapport aux élections municipales de 2020, qui en comptait alors 66.
Une autre réussite dont peuvent se féliciter les LCP, c’est le taux de participation enregistré dans les villes où elles ont remporté le scrutin, qui s’élève en moyenne à 64,5 % – contre une moyenne nationale de 53,02 %.
Sur le plan de la parité, elles font figure de bonnes élèves, avec 42 % de femmes têtes de listes, contre 25 % dans les listes classiques. Ce que révèlent ces dynamiques, c’est l’ampleur du raz-de-marée démocratique qui a permis aux LCP de s’ancrer dans le paysage politique local.
« Symboliquement, ces chiffres sont positifs par rapport à l’énergie de ces listes citoyennes et participatives qui se sont engagées pour la démocratie, la justice sociale, l’écologie, la solidarité, l’ouverture à l’autre, et qui sont numériquement plus importantes que les candidatures et les victoires du Rassemblement national », se félicite Élisabeth Dau, co-fondatrice et directrice d’études, recherche et développement à Fréquence Commune.
Faire de la politique autrement
L’implantation des LCP s’explique en grande partie par leur ancrage dans les petites et moyennes communes. L’essentiel des victoires se concentre dans des territoires de moins de 20 000 habitants – « 53 villages de moins de 1 000 habitants, 82 petites villes entre 1 000 et 6 000 habitants, 24 villes moyennes entre 6 000 et 20 000 habitants », selon les données avancées par la coopérative.
À cette échelle, la proximité facilite l’implication directe des citoyens et rend la politique plus accessible, moins…
Auteur: Louis Laratte

