Plusieurs décès de sangliers
« Pour l’instant, nous ne connaissons pas la cause du décès. Nous allons demander le rapport d’autopsie, même si on ne nous le donnera probablement pas », indique Isabelle Volante de l’association Halte aux marées vertes, pour La Relève et La Peste.
En septembre 2024, le cadavre d’un sanglier avait été retrouvé sur la plage de Saint-Maurice à Morieux. Les résultats de l’autopsie, relayés par la presse en mars 2025, mettent en cause les algues vertes.
« Malgré l’avis favorable de la commission d’accès aux documents administratifs, nous n’avons jamais reçu le rapport complet d’autopsie. Quatre autres sangliers ont été découverts depuis, nous avons également fait des demandes, mais nous n’avons rien reçu. Nous ne savons pas de quoi ils sont morts », déplore Isabelle Volante.
« Le sanglier semble s’être noyé », a indiqué Annie Guennou, maire d’Hillion, interrogée par France 3 Bretagne. « En tout cas, depuis 15 jours, il n’y a plus d’échouages d’algues vertes, alors on ne pourra pas dire que ce sanglier est mort à cause des algues vertes ! »
La plage de Lermot est effectivement régulièrement nettoyée, note Isabelle Volante. « C’est une plage touristique, où il n’y a pas trop de rochers ni de vasières, donc les bulldozers peuvent ramasser régulièrement les algues. » Ce qui n’est pas le cas de la plage de la Granville à Hillion ou de Morieux, où ont été retrouvés les autres cadavres de sangliers.
L’autopsie du sanglier retrouvé sur la plage de Lermot va être déterminante. Si les algues vertes sont en cause, « ce serait très inquiétant, car cela signifierait que des résidus sont suffisants pour tuer un animal de 500 kg et que toutes les plages concernées par les algues vertes seraient donc infréquentables », craint Isabelle Volante.
Récemment, la cour administrative d’appel de Nantes a reconnu le rôle direct des algues…
Auteur: Charlene Catalifaud

