Du 4 au 7 mai 2026, s’est tenue à Paris la première session d’audiences du procès en appel de l’affaire en anti-terro des inculpé-es du 08 décembre 2020. Au même moment, était voté à l’assemblée le projet de loi Rodwell visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat. Pour envoyer du soutien aux camarades qui subissent la répression de l’appareil anti-terroriste et pour s’opposer à cette nouvelle offensive sécuritaire, nous avons mené quelques actions de visibilisation.
Pour rappel l’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministére de l’Intérieur contre des personnes désigné-es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis-es en examen pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme ». Il n’a jamais été précisé quel acte.
La DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure), accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé a I’arrestation de neuf personnes — que nous réunissons sous la bannière « libertaires » — dont les engagements politiques étaient divers et dans des régions différentes : soutien aux familles réfugié-es, projets d’autonomie et de lieux collectifs a la campagne, soutien aux victimes de meurtres d’Etat, squat d’activités politiques et contre-culturelles, écologie et défense de la cause animale, implication dans des Zones A Défendre, activisme dans la scéne punk, féminisme, etc…
Ces neuf personnes ne se connaissent pas toutes. Certaines ne s’étaient cotoyées qu’une fois dans leur vie (pendant le confinement). Mais toutes avaient comme point commun une personne, Libre-Flot, ciblée par la DGSI depuis son retour du Rojava en 2018 ou il était allé soutenir la lutte contre DAESH.
En 2023 les 7 inculpé-es restant de l’affaire du 8/12 étaient condamné.es pour terrorisme…
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