Sens du timing ou hasard du calendrier ? La mission d’information du Sénat sur le « poids des prélèvements obligatoires en France » a reçu ce mardi 26 mai les principales organisations patronales pour prendre le pouls des entreprises sur leur niveau de fiscalité. Quatre jours plus tôt, le gouvernement confirmait le gel des allègements de cotisations sociales à l’occasion de la revalorisation du Smic le 1er juin : l’augmentation des charges (plus de 2 milliards d’euros) ne sera pas compensée par l’État.
Inadmissible pour les employeurs, qui l’ont unanimement fait savoir devant les sénateurs. Rapporteur de la mission d’information, Emmanuel Capus (Les Indépendants) a anticipé en préambule le courroux patronal, invitant les auditionnés à s’exprimer sur les allègements de cotisations, « sujet d’une brûlante actualité ». Le sénateur du Maine-et-Loire, très mobilisé pour limiter la taxation des entreprises, avait lui-même mis en garde l’exécutif la semaine dernière contre le risque d’augmenter le coût du travail. « La réponse du gouvernement ne va pas dans le sens de ce que j’avais suggéré », a-t-il regretté ce mardi.
Lancés sur la question, les représentants du patronat ne se sont pas privés de charger le gouvernement. « Nous sommes totalement opposés à la décision qui vient d’être prise, qui va coûter plus de 2 milliards aux entreprises. Le coût du travail va augmenter et le niveau des allègements…
Auteur: Christian Mouly

