Court texte au sujet de notre incapacité à organiser des événements sportifs qui ne soient pas des compétitions.
Crédits : L’EQUIPE
Les compétitions sportives reposent sur le mythe de l’égalité des chances entre les individus. Tous prennent place sur la même ligne de départ, puis le travail accompli durant les heures d’entraînement vont discriminer les individus tout au long de la course, tous ont la même distance à parcourir mais à la fin il y a bien une première et une dernière place. Jusqu’ici tout va bien, mais arrive ensuite des éléments perturbateurs.
Ces éléments ont pour points commun de pénaliser des individus par rapport à d’autres lors de la pratique sportive, d’être visible, et d’être indépendant de la volonté de ces pratiquants.
D’abord, tous les individus n’ont pas le même âge et la simple volonté personnelle ne peut rien y changer. Cela ne rentre donc pas dans le logiciel méritocratique promulgué par le monde du sport, alors on crée les catégories d’âges : benjamins, minimes, cadets, juniors. Mais arrive alors un autre élément perturbateur : le genre. Que ce soit inné ou non n’est pas le sujet, mais le fait est que le corps des femmes et celui des hommes est assez différent et on constate des écarts de performance entre ces deux groupes. La réponse du monde sportif est claire : on ne mixe pas les compétitions sportives. Troisième élément perturbateur : les handicaps. Là, les catégories sont bien plus nombreuses, on a des personnes malvoyantes, d’autres aveugles, certains n’ont plus l’usage d’une de leur jambe, d’un de leur bras etc. Mais pour survivre le modèle sportif doit classer ces individus, c’est son essence même. La compétition doit classer, décerner des médailles, tout en réactivant le mythe du mérite, et pour ce faire il est primordial d’avoir une ligne de départ équivalente pour toutes les concurrentes qui…
La suite est à lire sur: lagrappe.info
Auteur:

