Cornusse, village de 700 âmes dans le Cher, près de Bourges, n’avait jamais connu telle agitation. Un Free Party y a réuni, depuis le début du long week-end du 1er Mai, jusqu’à 40.000 personnes dans une excellente ambiance. C’est un véritable tour de force des organisateurs et organisatrices qui force l’admiration : dans une période toujours plus répressive, parvenir à réunir par surprise et de manière totalement autogérée l’équivalent de la population d’une petite ville est un exploit. C’est aussi un camouflet majeur pour le pouvoir, qui fait de sa guerre contre les mouvements festifs et la jeunesse une priorité.
Malgré les saisies et la répression, c’est finalement une petite vingtaine de sound system venus de toute la France qui ont érigé de gigantesques murs de son dès vendredi matin. Au menu du week-end : sourires, soleil et bonne humeur pour des teufeurs et teufeuses venu·es de toute l’Europe, mais également une radio pirate, un stand des Soulèvements de la Terre et un village antifasciste au cœur du site.
Enfin, ce sont près de 150 bénévoles qui ont réalisé de la prévention et de l’accompagnement dans un espace dédié à la réduction des risques. En collaboration avec les services de secours, les associations présentes sur place proposaient ainsi des outils pour s’informer sur les risques des produits psychoactifs, du matériel sanitaire ou encore d’espaces de repos.
Acharnement politique
Cette immense Free Party est présentée depuis trois jours dans tous les médias comme étant installée sur un terrain «très dangereux». En effet, la fête a lieu à proximité d’un terrain militaire, qui servait par le passé de champ de tir à la Direction Général de l’Armement. Durant tout le week-end, le Ministre de l’Intérieur ainsi que la député Laetitia Saint-Paul, tous deux porteurs de texte visant à réprimer lees fêtes…
Auteur: B

