« Un “tous ensemble” féministe de lutte de classes »

« C’était pour le droit réel à l’avortement et à la contraception, pour une réelle égalité entre les femmes et les hommes, et contre le rétablissement de l’ordre moral. Parce qu’aussi longtemps que le salaire, les tâches ménagères pénalisent les femmes, aussi longtemps qu’elles sont victimes de violences dans l’entreprise, on n’avancera pas », écrivait Maya Surduts (1), fondatrice et présidente de la Cadac.

1

Maya Surduts, « Un féminisme de luttes », Travail, genre et sociétés, n° 29(1), 2013, p. 5-22.

C’était 12 ans avant le Me Too de Tarana Burke et 22 ans avant le déferlement #MeToo sur le réseau social Twitter, aux mains de l’extrême droite aujourd’hui. Les faxs et téléphones avaient fonctionné à plein régime pour la manifestation prévue des mois avant le fameux mouvement social de 1995. La mobilisation se déroulera finalement le 25 novembre, date choisie au hasard et devenue, depuis 1999, Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.


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149 organisations, dont des associations féministes, des syndicats et des formations politiques appellent à la manifestation, relayées par 56 collectifs de villes. « Manif de joie, de vie, manif prémonitoire dont l’affiche proclamait : “Ensemble défendons les droits des femmes” », écrit Suzy Rojtman (2).

2

Suzy Rojtman, « Après la manifestation du 25 novembre », dossier « Le mouvement social côté femmes », Cahiers du féminisme, n° 75-76, hiver-printemps 1996.


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Auteur: Ingrid Darroman

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