Un tribunal italien a invalidé vendredi la rétention dans des centres albanais des premiers demandeurs d’asile que Rome y a transférés cette semaine, un camouflet pour le gouvernement ultra-conservateur de Giorgia Meloni.
La Première ministre a aussitôt réagi: « les Italiens m’ont demandé d’arrêter l’immigration illégale, et je ferai tout ce qui est possible pour tenir parole », a-t-elle promis dans un message posté sur X.
Le gouvernement dirigée par la cheffe du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia (FDI) a signé fin 2023 avec Tirana un accord prévoyant la création de deux centres en Albanie, d’où les migrants secourus en Méditerranée pourront effectuer une demande d’asile.
Mme Meloni et ses alliés de droite et d’extrême droite ont présenté cet accord comme un modèle pour l’Europe et la dirigeante italienne en a détaillé le contenu jeudi à Bruxelles lors d’une réunion informelle avec la Hongrie, les Pays-Bas, l’Autriche ou encore la Grèce, en présence de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
La décision des juges de la section des affaires migratoires du tribunal de Rome constitue donc un revers cinglant pour l’exécutif italien, qui a fait de la lutte contre l’immigration irrégulière un de ses principaux chevaux de bataille politiques.
Furieux, son parti Fratelli d’Italia l’a jugée « absurde » sur X, fustigeant des « magistrats politisés ».
« Impossible de rapatrier qui entre illégalement, interdit de rapatrier les clandestins. Ils voudraient abolir les frontières de l’Italie, nous ne le permettrons pas », a ajouté FDI.
La Ligue, parti anti-immigration du vice-chef du gouvernement Matteo Salvini, a critiqué une décision « inacceptable et grave » et s’en est prise aux magistrats «…
La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: AFP

