Les chauves-souris ne volent plus au zoo de Lunaret, à Montpellier. En février, 200 d’entre elles ont été euthanasiées car la mairie ne savait plus où les mettre depuis la dégradation de la serre où elles vivaient. Adjoint au maire chargé du bien-être animal, Eddine Ariztegui (Parti animaliste), qui dit ne pas avoir été consulté, a annoncé le 30 juillet avoir saisi le tribunal administratif de Montpellier.
Pour l’élu, ces euthanasies étaient largement évitables. Il a lui-même participé à la recherche de solutions pour sauver ces volatiles à la suite de la fermeture de la serre amazonienne en 2021, dans laquelle les chauves-souris étaient pourtant restées, faute de mieux. Un enclos réservé aux chauves-souris a un temps été envisagé, mais cette solution, chiffrée à 200 000 euros, n’a jamais vu le jour. « C’est une goutte d’eau dans le budget de la Ville », s’attriste l’élu montpelliérain auprès de Libération.
Il a réussi à en sauver 80 en les envoyant au zoo de Berlin et 50 autres dans un zoo français au début de l’année 2025. Mais le reste de la population n’a pas eu cette chance. « Quand on ne veut plus des animaux, on s’en débarrasse », déplore Eddine Ariztegui auprès du média local Hérault Tribune.
Ces 200 chauves-souris de Seba, originaires d’Amérique du Sud, ne peuvent être relâchées en France hexagonale. Ni en Guyane, dont les autorités ont refusé de les accueillir à cause de leur consanguinité. « Il y avait un risque de pollution génétique et sanitaire qui aurait mis en péril une centaine de milliers d’individus dans la nature », explique un responsable animalier du zoo de Lunaret à France 3 Occitanie.
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