La croissance rapide de la population mondiale, qui devrait atteindre entre 9 et 10 milliards de personnes d’ici 2050, souligne l’urgence de rechercher des protéines alternatives à celles que nous consommons déjà. Et, si possible, des protéines meilleures pour la santé et plus durables.
Face à ces défis, des alternatives innovantes aux produits animaux traditionnels sont explorées, comme les insectes comestibles, la viande cultivée et surtout les protéines d’origine végétale (plant-based, selon la terminologie anglo-saxonne) qui sont les plus demandées.
Mais que savons-nous vraiment des protéines végétales et de leur réel potentiel pour révolutionner notre alimentation ?
Avantages et défis des régimes à base de plantes
Les régimes à base de plantes sont-ils pauvres en protéines ? La réponse est : absolument pas. Tout dépend des aliments que nous consommons et de la façon dont nous les combinons. Les légumineuses (ou légumes secs), les céréales, les graines, les algues et les champignons, par exemple, sont des aliments d’origine végétale qui fournissent une forte concentration de protéines.
En fait, un régime végétarien ou végétalien bien équilibré peut répondre aux besoins en protéines de la plupart des personnes en bonne santé. Toutefois, il est important de comprendre les différences entre les protéines animales et les protéines végétales.
Neuf acides aminés essentiels
Les protéines peuvent être comparées à un puzzle : s’il manque une pièce, le puzzle est incomplet. Sur les vingt acides aminés nécessaires à la formation des protéines, neuf sont considérés comme essentiels. Notre organisme ne peut pas les fabriquer. Nous devons donc les obtenir quotidiennement par le biais de notre alimentation.
(L’Assurance maladie donne des repères de consommation pour équilibrer un régime végétarien ou végétalien concernant, notamment, l’apport en acides aminés…
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Auteur: Camila Jiménez González, Personal investigador, Universidade de Vigo

