United States Navy – United States Navy National Museum of Naval Aviation
En Ukraine, en Palestine ou dans le golfe Persique, la guerre aérienne est au centre des conflits contemporains. Expérimentée lors de la Grande Guerre et dans les colonies puis systématisée, sans succès, lors de la Seconde Guerre mondiale afin d’y mettre rapidement fin en faisant chuter les régimes bombardés, l’arme aérienne a cependant toujours été pensée comme une arme de destruction contre les populations civiles.
Depuis le 28 février 2026 et le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, les populations civiles sont les premières victimes du conflit. Le bilan s’élève déjà, a minima, à 2 000 personnes tuées, dont quelque 150 écolières de la ville de Minab, dans le sud du pays.
Cette situation n’est pas une exception. En effet, les conflits de ces dernières années – notamment en Ukraine et en Palestine – sont avant tout des guerres aériennes. À rebours de la rhétorique militariste qui affirme que les bombardements sont de plus en plus « précis », ces conflits s’inscrivent dans l’histoire de la guerre aérienne où ce sont, en premier lieu, les civils qui sont tués par les bombes.
Une arme de destruction massive pour la paix universelle ?

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L’imaginaire qui entoure l’arme aérienne est, historiquement, celui d’une arme de destruction massive, pouvant raser des villes et anéantir des populations entières. En 1670, par exemple, Francesco Lana de Terzi, un jésuite et naturaliste italien, alors qu’il proposait un projet d’aéronef sur le modèle d’un bateau volant, met en garde ses contemporains…
Auteur: Octave Moreau, Doctorant au laboratoire Histoire Territoires Mémoires (Histémé), Université de Caen Normandie

