La chute de l’industrie du delphinarium après plusieurs décennies de combat activiste est perçue par beaucoup comme une victoire et un Happy End, y compris en France avec la fin du Marineland d’Antibes. Mais une analyse plus fine de la question révèle son remplacement par un nouveau système de biopolitique et d’enfermement, en continuité avec l’industrie qu’il prétend détruire et en frontale contradiction avec les principes énoncés par les têtes pensantes et agissantes de ce même militantisme. Et ce malgré l’existence d’une alternative bien plus autonomiste et révolutionnaire…
« Tout ça c’est encore l’injustice rambinée sous un nouveau blase, bien plus terrible que l’ancienne, encore bien plus anonyme, calfatée, perfectionnée, intraitable, bardée d’une myriade de poulets extrêmement experts en sévices. »
Céline, Mea Culpa (1936)
« Malheureusement les attaques contre les oceanariums ont constitué un blitzkrieg médiatique d’irrationalité indiscriminée, forçant tous les établissements en une seule et même catégorie : l’ennemi. Tout dissensus dans le mouvement, tout questionnement de la tactique et de la stratégie dans son ensemble, est étouffé. »
Paul Watson, The cult of animal celebrity, (1995)
Lorsque le Happy end proposé par des héros activistes n’est que la continuité de la biopolitique la plus crasse.
Une femme responsable de la mort de deux jeunes orques sous l’égide d’une rhétorique paternaliste et behavioriste ; un homme nommant son fils Lincoln dont plusieurs dauphins captifs ont été la propriété effective pendant trois ans ; un autre dont les ambiguïtés sinon les connivences avec l’industrie de la captivité sont connues et documentées depuis les années 90. Voilà les trois pôles principaux d’un “grand partage” des corps cétacéens, organisé sous le regard bienveillant d’une ministre de l’écologie sans doute ravie de…
Auteur: dev

