Tours (Indre-et-Loire)
De notre correspondant régional
Trois petites Citroën Ami à l’aspect caractéristique sont stationnées depuis peu devant le hall d’accueil du garage solidaire Solidarauto de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Ces voiturettes électriques sans permis flambant neuves sont louées – pour 5 € par jour – à des personnes en situation de grande précarité ayant besoin d’un véhicule pour retrouver un emploi.
«C’est une alternative au scooter et au vélo électrique pour faire face à la demande de personnes qui n’ont pas le permis », explique Guillaume Florenson, directeur de ce garage solidaire qui dispose d’une flotte de 120 voitures, scooters et vélos électriques, loués à des personnes qui ne sont pas en mesure de contracter un microcrédit. Le garage propose aussi aux plus « solvables » des véhicules d’occasion provenant de dons et vendus à un prix moyen de 3 000 €.
Depuis sa création en 2017 par le Secours catholique, ce garage solidaire a ouvert un atelier de réparation, une auto-école et a absorbé l’activité de Mobilité Emploi 37, une association spécialisée dans l’accompagnement à la mobilité des plus précaires, que Guillaume Florenson aimerait renforcer dans les années à venir.
Ses équipes aident actuellement 350 personnes – 70 % de femmes, élevant souvent seules des enfants – dont le quotient familial moyen ne dépasse pas les 450 € mensuels. La voiture reste souvent pour ces personnes un outil indispensable, « qui peut rapidement devenir un cadeau empoisonné », nuance celui qui est aussi vice-président de Mob’In France, un réseau de 300 associations de la mobilité solidaire. C’est pourquoi les bénéficiaires vivant dans le tissu urbain sont plutôt orientés vers les mobilités douces (vélo, trottinettes…) et les transports en commun.
Exclue de l’emploi depuis plusieurs années, Anaïs (*) s’est elle-même résolue à l’idée de vendre sa…
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Auteur: Xavier Renard

