Afin d’illustrer le phénomène de l’industrialisation de l’élevage en France, Greenpeace a publié une carte des fermes-usines présentes sur le territoire. Le Grand Ouest est hyperspécialisé dans le domaine.
Près de 70 % des méga-fermes françaises se concentrent sur 9 % du territoire, dans les régions de la Bretagne et Pays de la Loire, où peuvent être entassés jusqu’à 134 millions d’animaux.
Environ 60 % des animaux d’élevage sont concentrés dans 3010 fermes-usines, qui ne représentent que 3 % de la totalité des fermes d’élevage. Certaines d’entre elles contiennent plus d’un million de volailles
Ce modèle productiviste et son accumulation d’exploitations et d’animaux sont à l’origine de pollutions de l’eau, de l’air, des terres, et rejettent massivement des gaz à effet de serre.
Sandy Olivar Calvo, chargée de campagne Agriculture à Greenpeace, explique : « Les fermes-usines ont des impacts massifs et délétères sur le climat, la biodiversité, ainsi que sur la santé des riverains vivant près de ces méga-installations.
Elles polluent l’air à cause des émissions d’ammoniac, un précurseur des particules fines très néfastes pour notre santé, mais aussi l’eau, puisque la présence excessive de nitrates favorise l’apparition d’algues vertes. Elles aggravent le réchauffement climatique avec les émissions de méthane, un puissant gaz à effet de serre.
Pour nourrir ces millions d’animaux, ces usines de production animale ont recours à des importations massives de soja d’Amérique du Sud, qui contribuent à la destruction des forêts tropicales qui rejettent ainsi massivement des gaz à effet de serre. Par ailleurs, le confinement des animaux augmente le risque de zoonoses et accentue le phénomène d’antibiorésistance. »

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Auteur: Maïté Debove

