La direction de l’association AREA a donné une conférence de presse ce mercredi 26 octobre pour dénoncer l’arrêt des financements alloués par l’État. « Le Poing »
Ce mercredi 26 novembre, le conseil d’administration de l’association humanitaire AREA, qui accompagne les personnes sans logement fixe, a organisé une conférence de presse pour dénoncer l’arrêt de ses financements accordés par l’État à cause de son rapport “critique” vis-à-vis des institutions. La structure va fermer ses portes fin décembre
“C’est une décapitation brutale”, affirme José Lagorce, président de l’association AREA. Depuis dix ans, celle-ci accompagne les personnes vivant dans les bidonville de Montpellier. Une action qui prendra fin en décembre faute de renouvellement de financements par la préfecture de l’Hérault. En janvier, ce seront donc près de 400 personnes suivies par l’association qui se retrouveront sans accompagnement. Un appel à candidatures devait être lancé en octobre pour reprendre l’activité de l’association, en liquidation judiciaire, mais rien n’a été publié à ce jour. “Les financements de l’État représentent six postes sur les dix que compte l’association, et la perte du financement principal entraîne l’arrêt des autres subventions liées à la mission”, détaille Catherine Vassaux, fondatrice d’AREA.
Une décision “politique”
Dans un courrier daté du 30 septembre, la Direction Départementale de l’emploi du travail et des solidarités (DDETS) reproche à l’association de se positionner “dans une posture critique des institutions à des fixns d’amelioration continue de l’accompagnement des personnes”. “Cette posture a emmené à plusieurs reprises mes équipes à s’opposer à vos positions, depuis plusieurs années, tout en acceptant de continuer à financer la mission d’accompagnement au vu de vos résultats”, écrit la DDETS.
En outre, les…
Auteur: Elian Barascud

